dimanche 15 juillet 2007

Introduction à l'économie générale


Économie générale de base simplifiée

L’économie est la branche qui étudie l’activité des agents dans l’organisation, la production, la répartition des richesses produites au sein des nations. Comprendre l’économie c’est en fait comprendre la façon dont est organisée l’organisation, la production, et la distribution des richesses, à travers les différents marchés. Cette petite introduction sur l’économie générale vise avant tout à permettre une approche synthétique des différentes lois qui par nature déterminent et conduisent l’activité économique des nations. Son approche simplifiée par les théories les plus importantes visent avant tout à fournir un cadre formel afin d’élucider le lien causal entre la théorie en générale et le cadre pratique dans lequel ces théories trouvent leur fondement. Pour de plus amples informations concernant cette science cf. THEORIES D’ECONOMIE POLITIQUE VISION B. J. ASSEU


LA NOTION DE MARCHE

Il s'agit de savoir ce qu’est la notion de marché; comment se fixe le prix sur un marché; et de dire que ce mécanisme plutôt théorique ne se rencontre que rarement dans la réalité, car les offreurs ont le plus souvent une influence sur le niveau du prix.

1). Le marché et la formation des prix

Le marché est le lieu de rencontre de l'offre et de la demande, sur lequel se déter­minent les quantités échangées ainsi que le prix. Les éléments qui permettent de caractériser un marché sont: la nature du bien échangé (bien, service, monnaie, travail, etc.) ; la localisation et l'étendue du marché (marché local, régional, national ou international).

Sur le marché des biens et services, les entreprises sont les offreurs et les consommateurs sont les demandeurs de ces biens et de ces services. Les quantités échangées sont fonction du prix de ces biens et services.

Sur le marché du travail, les offreurs sont les salariés qui vont comparer la désutilité du travail c’est à dire le loisir et l’utilité du travail c’est à dire le salaire. Les demandeurs sont les entreprises qui analysent le coût de la main d’œuvre c’est a dire le salaire et la productivité de cette main d’œuvre. Les échanges sont alors fonction du prix du travail appelé salaire.

Sur le marché des changes, les offreurs sont des institutions financières qui agissent sous mandat de leurs clients, les demandeurs sont aussi des institutions financières mandatées par des clients. Les échanges sont des devises dont le volume dépend des taux de changes.

Sur le marché des capitaux enfin, les demandeurs sont le plus souvent des agents à besoin de financement, l’état, les banques, les entreprises, les offreurs sont les agents à capacité de financement, ménages, les banques, les organismes de prêt. Le volume des transactions réalisées est fonction des taux d’intérêts.


2) La fixation du prix sur un marché.

L’essentiel à retenir ici est que les quantités d’offres et de demandes sur les différents marchés influencent le niveau du prix. Sur le marché des biens et services par exemple, une trop grande quantité d’offre de produit, par rapport à la demande de ces mêmes produits aura tendance à faire varier le prix du produit à la baisse. Si les entreprises qui proposent leurs produits veulent les liquider, elles doivent baisser leur prix pour vendre alors en quantité. La compensation se fait alors ex-post. Car cette baisse de la marge du fait de la baisse des prix est compensée par le volume vendu. Par contre si la demande de ce produit est plus forte que les quantités à vendre, le prix aura tendance à augmenter. Ainsi l’équilibre entre la quantité d’offre et de demande est réalisée par le prix qui met en équilibre l’offre et la demande.

Cette vision un peu théorique de la formation du prix sur les marchés ne peut s’appliquer que pour certains marchés et non pas pour tous les marchés. L’exemple édifiant du marché de travail avec la rigide du prix conforte cette idée que la théorie bien que servant à décrire la réalité des faits est defois difficilement applicable dans les faits.

3) Les différentes situations sur le marché
Les différentes situations qui peuvent se rencontrer sur un marché ne sont pas forcément celle de la concurrence pure et parfaite.
La notion de concurrence fait référence à la compétition que se livrent les différentes entreprises pour attirer la clientèle devenu de plus en plus exigente et surtout instable.
Les cinq conditions de la concurrence parfaite:
Nous y voyons l’atomicité du marché c’est à dire que les vendeurs et les acheteurs sont nombreux.
La liberté dans l’échange, les acheteurs et les vendeurs peuvent entrer et sortir librement sur le marché.
L’homogénéité des biens.
La transparence de l’information, les intervenants disposent tous d'une information parfaite toutefois, pour approfondir cette dernière condition, il est utile de se référer à l’économie industrielle ou transactioniste Simoniène, pour percevoir que l’information est loin d’être transparente.

Ces cinq conditions du marché permettent de qualifier ce dernier de marché de concurrence parfaite, si une ou plusieurs conditions n’est ou ne sont pas remplies on parle de concurrence imparfaite et le prix d'équilibre satisfaisant les offreurs et tous les demandeurs ne serait pas réalisé.

Dans les situations de concurrence imparfaite, tels les monopoles, les oligopoles, la concurrence monopolistique, le ou les offreurs peuvent unilatéralement fixer le prix sans subir la contrainte de la concurrence. Cela est malheureusement le cas des entreprises aujourd’hui avec le phénomène de fusion ou de regroupement d’entreprise qui font peser sur le consommateur de façon unilatérale leur prix.

Conclusion : la demande et l’offre se rencontre sur les marchés (du travail, des biens et services, des capitaux , des changes) pour former un prix en fonction des volumes d’échange soumis à la loi de l’offre et de la demande. L’offre varie en fonction du prix et la demande varie en sens inverse du prix. Le marché théoriquement en équilibre est dans la réalité influencé par le comportement de certains agents qui fixent unilatéralement (monopole), conjointement le prix de l’offre (situation d’oligopole) qui conduit à rendre le marché en concurrence imparfaite.

LA MONNAIE ET SES FONCTIONS

Il s’agit de montrer que les formes de la monnaie évoluent et se dématérialisent de plus en plus et que la monnaie n’est pas qu'un Instrument de paiement.
1) L'évolution des formes de la monnaie

Les premières formes de la monnaie, le passage de la monnaie marchandise (bétail, peaux, sel, etc.) à la monnaie métallique puis au billet.
Si d'atan les principales transactions s'effectuaient par des échanges de marchandises contre marchandises, elles ont été très vite relayées par la monnaie afin de permettre à ces marchandises d'avoir une comparaison entre elles par son role d'unité de compte ou de valeur, par sa caracteristique de moyen de paiement ou de transaction et par sa nature d'unité de réserve. Parce que la production de métal est devenue insuffisante pour face à l’augmentation des échanges. Il fallu trouver un autre instrument de paiement ainsi, des billets au porteur étaient remis contre des espèces par les banquiers au 18e siècle.

2) Les formes actuelles de la monnaie et la différenciation entre monnaie et moyen de paiement

Il est utile d’analyser les trois formes de la monnaie puis de montrer l’importance de la monnaie scripturale par rapport aux deux autres formes, avant de percevoir la distinction entre monnaie et moyens de paiement.

La monnaie fiduciaire est composée des billets de banque, la monnaie divisionnaire compose les pièces métalliques et la monnaie scripturale représente les avoirs inscrits en compte sur les livres d'une banque.

Un moyen de paiement est un instrument qui permet de transférer de la monnaie d'un compte à un autre compte. Exemples: virements bancaires, cartes de crédit d'aujourd'hui par exemple etc . Les paiements s'effectuent en grande partie par les moyens de paiement cartes bancaires aujourd’hui.
Les fonctions de la monnaie permettet de comprendre pourquoi on est-on passé du troc à l'échange monétaire.
L'échange permet la division du travail par la spécialisation confère les auteurs classiques dont Adam Smith.
Le troc correspond à un échange de marchandises contre des marchandises. Toutefois du fait de l’intensification des échanges et surtout de la difficulté des marchandises à être des réserves de valeurs inaltérables ont conduit les états à introduire la monnaie métallique, période du bimétallisme argent, or puis du monométallisme or. La monnaie est un Instrument d'échange , car elle facilite les transactions, un instrument de mesure des valeurs en permetant la fixation des prix en une seule unité et enfin un instrument de réserve de valeur puisqu' elle permet la réalisation d'une épargne et de consommation différée.

4) Les institutions créatrices de monnaie
L'objectif est de montrer que la monnaie provient essentiellement des banques par le biais du crédit. Que les crédits à court et à long termes ont chacun une fonction spécifique; que le financement des entreprises peut s'effectuer de différentes manières; que les différents établissements de crédit ont des fonctions particulières.

La création monétaire et le crédit, et ses mécanismes

Les Banques centrales et les banques centrales nationales peuvent émettre des billets. Les pièces sont émises normalement par les trésors nationaux.

La création monétaire provient de l'autorisation d'un découvert que les banques accordent à leurs clients, lors du remboursement de cette dette , la monnaie crée au paravent est alors détruite.
De même la réalisation d’un bien crée de la monnaie. En effet l'entreprise fait des profits en vendant ses biens, des salaires sont rétribués pour la consommation de ces biens, les institutions financières perçoivent un intérêt sur les placements effectués par ces agents, à travers ces opérations simples il y a eu création monétaire.

Tous les crédits n’ont pas tous la même fonction d’autres sont réalisés à court ou à long terme.
L’exemple d’un agent qui doit recourir au crédit dans la mesure où il n'a pas la trésorerie néces­saire pour payer son fournisseur avant d'avoir vendu une partie de sa production. Ou encore le marchand qui reçoit un effet de commerce de son client et qui va escompter l'effet commerce auprès de sa banque pour obtenir les fonds immédiatement nécessaires sont des fonctions de crédit à court terme.
Effet de commerce, crédit de campagne, découvert en banque, etc. sont diverses formes de crédits à court terme. Le crédit à court terme dans la pratique sert à couvrir des besoins de trésorerie comme susmentionnée.

Le crédit à long terme quant à lui sert au financement des investissements en complément de l'épargne dégagée par l'entreprise (autofinancement) et des apports de capitaux propres (dégagés par les actionnaires).
La place du crédit dans le financement de l'economie ( intermédié ou désintermédié)
Le financement intermédié est le financement par les banques sous forme d’emprunt, il est différent du Financement désintermédié qui est le financement par le marché financier (émission d’actions et d’obligations pour les principaux). En cas de financement intermédié, le risque est couru essentiellement par les institutions financières ou banque. En cas de financement désintermédié le risque de l’épargnant est plus grand car il cumule le risque de non remboursement et le risque de la réalisation de moins-value.

5) Les opérations réalisées par les établissements de crédit et les risques .

Ici, on distingue généralement les opérations de banque c'est à dire les réceptions de fonds, opérations de crédit etc., des opérations connexes comme le change, les opérations sur métaux, etc.
Traditionnellement on différencie deux types de risques: le risque d'insolvabilité et le risque d'illiquidité. Le risque d'insolvabilité découle des emprunteurs qui ne peuvent pas faire face à leurs emprunts et mettent les banques créancières en difficulté. Ce risque s'accroît quand les banques assouplissent leurs conditions de prêts afin d'augmenter leurs intérêts et de commissions. L’insolvabilité est defois lourdement sanctionnée dans la mesure où elle découle d'un comportement imprudent des banques et de leurs clients.

Le risque d’illiquidité correspond à l'impossibilité, pour un ou plusieurs établisse­ments bancaires à satisfaire toutes les demandes de retraits de dépôts. Il est à remarquer qu’en fait les banques ne conservant qu'une faible part des dépôts pour en investir la majeure partie. Ce risque d’illiquidité se retrouve généralement en période de crise (1929 1987, 2001). Il y a là une menace de crise financière remettant en cause le bon fonctionnement de l'économie. Ce phénomène ne découle pas directement du comportement des banques dont la fonction principale est la gestion des fonds et l’octroie de crédit. Afin de parer contre cet éventuel risque, l'interven­tion des autorités monétaires, de la Banque Centrale est souhaitable pour faire face aux deux risques d'insolvabilité et d'illiquidité en sanctionnant les acteurs qui ont pris des risques, tout en préservant la stabilité du système financier. Elle dispose aussi du pouvoir d'octroyer des liquidités aux banques en difficulté pour éviter le risque d'illiquidité.

LE ROLE ECONOMIQUE DES ETATS

Il convient de montrer que l'État remplit trois fonctions essentielles selon la typologie de Musgrave.

1) Les diiférents apports théorique de la fonction étatique

La fonction d’état Gendarme, conception libérale de l'État. Les libéraux tels (Smith, Ricardo, Say…) restent méfiants à lde l'État et souhaitent un État minimal dans ses fonctions dites régaliennes à savoir la défense la police, c’est à dire tout ce qui peut permettre le libre fonctionnement des marchés.
Etant donné que dans le monde, l état a atteint un poids trop important dans la régulation des sociétés. Peut on dès lors dire pour autant que ce rôle de l’état est nuisible à l’économie de marché. Il semble que non si l’on se réfère à des auteurs tels que Keynes ou encore Wagner qui émettent que le développement des sociétés implique une plus grande intervention des états pour une meilleure allocation des ressources que le marché classique ne peut réguler tout seul.

L’état providence, conception keynésienne de l'État qui s'est imposée après la Seconde Guerre mondiale, légitime les interventions de l'État dans l'écono­mie. À ce titre, il interviendra dans les affaires économiques pour produire des biens collectifs et réguler l'activité économique, particulièrement en situation de sous­ emploi comme aujourd'hui et une intervention dans les affaires sociales pour redistribuer les revenus. Il faut remarquer qu'avec la grande crise des années 70 et le changement social, la conception Keynésienne de l’état providence ne bénéficie plus du même consensus. Toutefois, la régulation keynésienne reste à mon avis la meilleure forme de régulation des sociétés à condition de l’adapter à l’évolution de ces sociétés : Cf relecture de Keynes B. Johnson Asseu.

2) les fonctions
La fonction d' allocation des ressources (Éducation nationale, santé publique, etc.)
I’exemple de la construction d'un nouvel hôpital, d’une nouvelle université, dune nouvelle route…

La fonction de régulation de l'activité économique. Exemples: baisse de la TVA, aug­mentation des aides au plus démunis.

La fonction de redistribution des revenus. Exemples: pension de retraite, construction et entretien d'un hôpital, baisse de la TVA.

On peut observer que la même dépense publique peut entrer dans deux catégories. Par exemple, la construction d'un hôpital est une dépense d'affectation des ressources entre l'État et le marché, mais elle peut être analysée aussi comme une dépense redistributive, voire comme une dépense de régulation de l'activité économique.

Nous dirons que le premier mode est l'économie de marché qui répond aux demandes solvables, exprimées. L'autre mode consiste à faire Intervenir l'État. L’état décide dans l'Intérêt général. IL peut décider de financer un certain nombre de besoins non marchands dans le cadre de l'économie de marché. De ce point de vue, l'État alloue des ressources en lieu et place du marché, bien que critiqué, ce role est légitime et nécessaire. À l'extrême, l'État peut allouer toute ressource en se substituant au marché. L'économie est dite totalement planifiée. Il est a dire que ce modèle a existé c’est le cas des états dits socialistes, mais qu'il s'est effondré au début des années 80 (ancien bloc communiste) et qu'il existe encore , cas de quelques pays dont la Chine.

3)Les interventions de l'État dans la production:

Une intervention dans la production de biens collectifs que le marché ne pourrait pas produire du fait de la productivité marginale décroissante. Une prise en charge directe ou intervention pour soutenir des activités favorables à la collectivité (santé, éducation, recherche et développement, etc.), et découverte des activités ayant un coût élevé pour la collectivité (activités dangereuses, polluantes, etc.)

Aussi, l'État modifie le revenu des ménages par le biais des revenus sociaux: part du revenu disponible des ménages issue des prestations sociales. L’on parle de revenu indirect. La tendance générale est au ralentissement des dépenses de protection depuis le milieu 90, ce ralentissement pose des problèmes économiques mais aussi étique, est ce la fin de l’état providence, l’on peut craindre cette mutation de la politique des états. Le modèle américain bien que critiqué par les autres pays de l’OCDE semble pourtant de plus en plus en vogue au sein des nations qui en sont leur détracteur, le libéralisme à une fois de plus emboîté le pas sur l’état protecteur, toutefois, la culture dans les différents pays de l’OCDE ne peut permettre aux états de laisser se creuser le fossé social et rompre avec les acquis au nom du libéralisme économique.

5) Parler de la politique des états c’est percevoir le rôle économique de leur gouvernement

Il est à dire Qu’aucune des trois zones économiques (usa, Japon, Europe) ne réalise le carré magique de Kaldor. Les zones connaissent des déséquilibres macroéconomiques. Les États-Unis offrent un déficit courant important, tandis que la zone euro connaît un niveau de chômage élevé et que le Japon est au bord de la déflation. C’est a dire baisse de la consommation et hausse du chômage et des investissements.

Les objectifs de politique économique sont traditionnellement ceux du carré magique. On peut y ajouter l'équilibre des finances publiques. Pour plus d’information sur les solutions et politiques macroéconomique visant à porter des solutions à ce carré de Kaldor : Cf politique macroéconomiques vision Boni Johnson Asseu

L'État dispose théoriquement de plusieurs instruments de régulation conjoncturelle de l'économie: la politique budgétaire et fiscale, la politique monétaire et la politique de change. Toutefois, les banques centrales sont indépendantes des gouvernements si bien que l'état ne dispose plus du pouvoir d'employer la politique monétaire à sa guise c’est la fin de la planche à billet pour les états. Dans ce contexte, les politiques structurelles qui visent à améliorer le fonctionnement des marchés acquièrent un rôle de plus en plus important. Le rôle de la politique monétaire: émission d'une quantité de monnaie suffisante pour ne pas entraver le développement des échanges mais pas trop importante par rapport aux besoins réels de l'économie (production, consommation, investisse­ment), afin de ne pas créer une hausse générale des prix(inflation).

Les Banques centrales doivent donc veiller à ce que la quantité monétaire en cir­culation dans l'économie (la liquidité bancaire) n'excède pas les besoins de l'écono­mie réelle. Cette mission est très complexe à réaliser. Plusieurs mécanismes sont utilisés par la banques centrales, les réserves obligatoires qui semblent aujourd’hui un peu contraignantes et pas égalitaires entre les petites et les grosses banques, le taux de réescompte, les taux d’intérêts journaliers ou « open market » qui est le moyen courant le plus utilisé par les banques centrales pour contrôler la création monétaire des banques de second rang.
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Ainsi, une hausse des taux d'intérêts a pour objectif de rendre l'argent plus coûteux à emprunter pour les agents économiques. Cette action sur la demande de monnaie poursuit donc l'objectif de ralentir la création de monnaie et ainsi de ralentir la hausse des prix.

6) La politique fiscale de l’état et la mondialisation

La mondialisation sera définie sous deux aspects: le développement et la globalisation des stratégies d'entreprise. Dans ce contexte, la mobilité des facteurs de production est accrue. Les agents économiques ont donc des appels nouveaux qui ne sont pas sans conséquence pour les états. Cette mobilité des facteurs met davantage en concurrence les entreprises (conduire à une baisse des prélèvements obligatoires.
La mobilité du facteur travail. Il est à observer qu' un marché du travail quasi mondial existe dont une catégorie de travailleurs très qualifiés joueurs sportifs. Ces travailleurs peuvent être tentés de mettre en concurrence leur propre État avec d'autres, particulièrement en matière fiscale.
La mobilité du facteur capital soutint que les contribuables les plus aisés peuvent exciper d’une trop forte imposition de leur épargne (capital) en s'installant ou plaçant leurs capitaux dans d'autres pays et paradis fiscaux. D'une part, les entreprises sont sensibles, dans leur choix de localisation,fiscalité sur les bénéfices, et d'autre part, au coût du travail (problème des délocalisations). La base fiscale étant plus mobile, les États se retrouvent devant un dilemme. Faut il laisser inchangé le niveau de leurs prélèvements et leur base fiscale au risque de voir fuir les épargnants vers les paradis fiscaux, ou bien faut 'il réduir les prélèvements obligatoires et entraîner un risque de rupture sociale. Dans cette dernière hypothèse, l'État doit remettre on cause la part de ses dépenses publiques.
Ce scénario n'est cependant pas certain car la concurrence entre les États est fonction d’autres aspects que la fiscalité. En effet, les citoyens et les entreprises sont conscients qu'une baisse des dépenses publiques trop forte pourrait être dommageable pour la qualité des infrastructures publiques utiles à l'efficacité économique.

L’amélioration du rapport coût/efficacité des dépenses publiques passe par un recentrage des domaines d'intervention de l'État.
6) Le budget de l'état et sa structuration

Le budget est une prévision des dépenses et des recettes d’un état.
Les états font leur budget sur une base mensuelle ou annuelle. Les entreprises quant à elles, réalisent des budgets de trésorerie. Le budget est dans la plupart des pays le fait du gouvernement donc de l’exécutif. Toutefois, il doit être soumis au parlementaire pour approbation. Si le budget voté par le parlement est en général conforme aux financements de l’économie, il est très rare que les dépenses n’excèdent pas le budget initialement voté. Ainsi plusieurs pays établissent toujours deux budgets, un budget voté, et des autorisations de découvert étatique. Ces autorisations nouvelles doivent cependant être confinées dans des proportions de telle sorte qu’elles ne fassent pas trop croître le service de la dette du fait de l’emprunt occasionné.
Ainsi, soit des ressources du budget de l'État 1000KF, des charges de budget de l'État de 2700 KF et 440 KF de déficit public, soit 16 % environ des charges budgétaires.
Une dette publique nette représentent 300 KF. Il s'agit de la somme à rembourser annuellement pour assurer le service de la dette, autrement dit les intérêts et la part de capital emprunté. La dette publique rassemble l'ensemble de la dette des administrations publiques.
Dans ce simple exemple nous remarquons que 11 % des charges budgétaires de l'État sont consacrés au service de la dette. Plus le service de la dette du fait du déficit sera élevé moins l’état disposera de marge de manœuvre budgétaire.


7) Le rôle économique du budget de l’état observé dans une conception théorique .

Le budget de l'État doit avoir une place minimale dans le revenu national PIB pour financer ses devoirs de services publics c’est la conception libérale de l’état ou État-Gendarme déjà observée.
Le budget de l'État doit suivre la conjoncture économique. Autrement dit, si la croissance est faible, les recettes se réduisent tandis que les dépenses ne doivent pas augmenter. Le budget de l'État ne doit pas jouer un rôle dite contra cyclique.
Enfin le budget de l'État doit être équilibré, c'est-à-dire que le solde doit être nul. L’endettement de l'État est jugé néfaste à l'économie car elle crée ce que les économistes libéraux appellent communément l’éviction. Qui n’est en fait que tous les effets néfastes de l’intervention de l’état sur les autres agents donc sur la société en générale.

Dans l'hypothèse où la demande privée est insuffisante pour atteindre le plein emploi, l'État doit intervenir pour créer une demande d'appoint par le biais d'un déficit budgétaire conception dite keynésienne.

Les conceptions libérales et keynésiennes s'opposent point par point à la conception d’Etat Gendarme justifiant le budget des libéraux. Ils préconisent un budget minimal en % du PIB (= 10 % PIB). Pour eux le budget n'a pas de rôle cyclique jouer par rapport aux fluctuations naturelles du marché. Le budget doit être équilibré.

Etat Providence ou budget des keynésiens
Le Budget dans cette conception est beaucoup plus important en % du PlB (= 20 % du PIB), - Le budget joue en rôle contra cyclique. Le solde budgétaire est utilisé en fonction d'objectifs macroéconomiques

7) Quelles sont les principales recettes du budget général?

Recettes fiscales du budget de l'État:
Les recettes non fiscales et les recettes fiscales représente le budget de l'État. Ces der­nières ne sont donc nullement à négliger. Elles sont constituées du produit des jeux, du produit du domaine de l'État, des dividendes versés par les entreprises publiques, etc. Impôts directs sont l’ensemble des impôts payés par une personne qui ne peut les imputer dans le prix d'un produit. Les principaux impôts directs sont l'IR, l'IS, etc.,

Impôts Indirects sont l’ensemble des impôts qui peuvent être répercutés dans le prix d'un produit. Les principaux impôts indirects sont la TVA, les droits de douanes, etc..

Cette différenciation entre impôts directs qui est généralement proportionnel et les impôts indirects qui ne le sont pas ou presque pas n'est importante que dans le choix des politiques fiscales applicables. Les arguments gouvernementaux d’une réduction de l’impôt sur le revenu ou la fortune semblent absurdes dans le sens ou ce sont des impôts très peu redistributifs. Toutefoi, si elles sont opérées dans le sens de permettre la création d’emplois par l’investissement permis alors elle sont justifiées. Toutefois, cette pratique bien que fonctionnant dans les pays anglo-saxons entraîne inévitablement une économie à deux vitesses d’ou le refus catégorique de certains partis dîtes socialistes qui la conteste à juste titre.
Quant à l’impôt indirect, tel la TVA qui par nature est payé par le consommateur finale, sa hausse est une manne financière pour les états, toutefois, une trop hausse de la TVA aura la répercutions de diminuer le pourvoir d’achat des ménages dite les moins aisés donc la classe moyenne qui par principe supporte le poids de la fiscalité. Ainsi baisser le revenu en accroissant la TVA, n’est certainement pas la solution macroéconomique étatique la plus efficace.
LA CROISSACE ET SES CARACTERISTIQUES
1) Les conditions d’efficacité des politiques macroéconomiques pour réguler la croissance.

La croissance est au fondement du développement d’une économie, d’une société. La croissance représente l’accroissement de la richesse de la nation. Ses répercutions sont aussi visibles sur le plan de l’économie que sur le plan social. La croissance fait partie d’un tout, d’un ensemble que l’on nomme un cycle. Malheureusement cette croissance n’est pas permanente. Ses variations déterminent des cycles économiques dont l’ampleur varie en court terme quelques années à plusieurs années. Cette observation cyclique de l’activité économique à été mise en lumière par des auteurs tels que kondratiev, Schumpeter ou encore Juglar. Une reprise de la croissance soutiendrait la fin d’une crise. Ainsi les gouvernements et hommes politiques cherchent par tous les moyens et par des politiques conjoncturelles et structurelles de la développer.

2) Sa mesure

La croissance est l’effet de l’évolution de son déterminant principal le PIB (somme des consommations, des investissements des variations de stocks des dépenses publiques et du solde de la balance commerciale). Le PIB est selon ses composants : du point de vue de l’offre l’on parle de Pib réel c’est à dire celui qui lie Pib nominal au prix. Du point de vue de la demande ; le PIB potentiel qui lie le Pib réel et l’emploi. Cette différentiation n’a d’importance que dans l’usage des politiques macroéconomiques (monétaire et budgétaire) applicables.

Le Pib réel étant la variation du Pib nominal à l’inflation entre deux périodes et le Pib effectif étant le Pib qui permet l’utilisation à l'optimal des facteurs de production pour atteindre l’économie de plein d’emploi, leur différence donne ce qu’il est convenu d’appeler le « gap d’Okun». Le Gap d’Okun formalise la relation inverse entre croissance et chômage. Toutefois le seuil auquel une variation de la croissance aurait des répercussions sur l’emploi dont le déterminant principal semble être l’investissement de productivité et de capacité, n’a pas été déterminé. Le seuil de taux naturel de chômage de plein emploi étant très difficile à calculer, il s’en suit alors des difficultés à déterminer les PIB réels et les PIB potentiels donc le gap d’Okun. La relation entre la croissance et l’emploi est de 1/3. Ainsi d’après l'auteur, il faut une variation de trois points de Pib sur la base d’un taux de chômage naturel au dessous de cinq points pour réduire le taux de chomage de 1 point. La différence entre le Pib réel potentiel et le Pib réel déduit de l’inflation est égale à 1/3 du gap aux usa et presque de moitié dans les autres pays.
La contrainte du gap d’1/3 aux Usa oblige le pays a une croissance supérieure à trois points pour permettre une variation positive de l’emploi d’au moins 1 point. Toute politique de soutient de l’emploi passe par une baisse du gap donc une croissance du Pib réel naturel. Voici l’équation à résoudre pour les états aujourd’hui.

2) Les conditions de succès

Les observations de Keynes à travers les modèles IS-LM FE fait de la coordination des politiques budgétaires et monétaires la condition de soutien à la croissance.

La politique budgétaire étant assise sur le multiplicateur d’investissement, une baisse du gap d’okun nécessite alors une valeur forte de ce multiplicateur. La relation macroéconomique entre Pib et croissance ayant été formulée il est alors important de voir les composants du produit intérieur brut sur lesquels peuvent porter une politique efficace.
Dans l’équilibre comptable du bilan d’un agent il est nécessaire que la valeur du profit dégagé soit égale à la différence entre la valeur totale des richesses crées et les consommations de produits nécessités pour la réalisation de ces richesses.
La richesse crée ou valeur ajoutée sur les produits admet la relation suivante : VA= Pib – (produits consommé C)
Cette même égalité peut être obtenue par cette relation VA= -C+Pib+ (exportation –importation).

L’ouverture des économies et leur interdépendance nous oblige à ne prendre en compte que la deuxième égalité soit VA= -C+Pib+ (exportation –importation). La valeur crée comme nous l’avons aperçue est d’autant plus importante que le taux de pénétration des autres économies par les exportations est fort donc pour un taux de dépendance (taux d’importation) faible. La politique budgétaire doit alors permettre d’accroître cette valeur donc les exportations. Cette croissance passe par l’usage d’une politique budgétaire expansive de soutient donc à la croissance de la production. L’investissement productif étant fonction de sa rentabilité rapportée au taux d’intérêts qui sont assez hauts, la politique budgétaire se trouve ainsi contrainte. De ce fait la croissance de la valeur ajoutée donc du Pib se retrouve dans la même situation de contrainte monétaire. Il semble dès lors que les conditions d’efficacité de la politique budgétaire soit le fait d’une politique monétaire accompagnatrice.
La croissance des exportations nécessite donc l’abaissement des taux d’intérêts par une politique monétaire de soutient à la demande seule, capable de porter une croissance de la valeur ajoutée.

L’augmentation de l’offre de monnaie tend à détendre les taux d’intérêts en réduisant de même l’éviction financière des agents comme nous l’avons déjà observé. Une baisse de ces taux permet de relancer l’investissement qui génère donc de l’emploi en augmentant parallèlement la croissance de la production donc des exportations donc de la VAB. La variation du volume des exportations est facilitée par un taux de change à l’équilibre. La politique de change permettant d’accroître les capacités productives prennent souvent le nom de politique de désinflation compétitive. Nous développerons cette politique de désinflation compétitive dans les politiques de change. Toutefois, ayant pour finalité la croissance des exportations donc de la VAB il semble dès lors utile de décrire de façon sommaire ses incidences sur la croissance.

La croissance n’est pas toujours synonyme de développement même si il en est le facteur principal. Toute croissance engendre des revenus qui seront par la suite distribués donc réinjectés dans le circuit pour permettre des débouchés aux entreprise ; de la consommation et des revenus pour les ménages et du revenus pour l’état grâce aux impôts prélevés. Malgré la croissance du PIB, pays pétroliers par exemple, les répercutions sociales sont quasi inexistantes. La croissance des états est aussi confrontée à la préservation de l’environnement ce qui induit des problèmes de pollutions, de catastrophes naturelles. Au sein des pays enregistrant les plus fort taux de croissance, il existe des inégalités sociales déterminées par les indices IDH (espérance de vie, taux d’analphabétisme, taux de scolarisation et PNB par habitant) ce qui concorde à dire que la croissance ne produit pas forcement du développement si les fruits qui en sont tirés ne sont pas correctement redistribués pour améliorer la société comme le cas est trop souvent le cas dans la plupart des sociétés actuelles.



L'EMPLOI, LE CHOMAGE, LES POLITIQUES

Il sera utile de montrer comment mesurer le chômage dans un pays, les caractéristiques du chômeur, les solutions partielles des gouvernements pour luter contre ce fléau pathologique et les chances de succès de ces politiques souvent conjoncturelles alors que le problème est d’ordre structurel.

1) Les raisons du chômage

Certaines catégories de personnes sont plus vulnérables au chômage que d'autres. Les causes d'entrée au chômage le prouvent. Il apparaît ainsi que les décisions des employeurs sont largement majoritaires. D'une part, le recours à la main-d'œuvre peu qualifiée les apprentissages, les travaux à temps partiels et d'autre part, le droit au licenciement.

Les démissions résultent, en principe, d'une libre décision des salariés. La dégradation du marché du travail a provoqué un ralentissement de cette catégorie de chômeur. Face à la contraction économique, les salariés sont devenus conservateurs et renoncent assez souvent à l’usage de ce droit au profit de l’employeur.

2) La mesure

Le chômage est un décompte statistique conventionnel du nombre d'actifs qui souhaiteraient travailler et qui ne le peuvent pas. Cette définition économique un peu succincte est complétée par celle du BIT ou bureau international du travail qui énonce, pour des raisons de comparaison internationale, que le chômeur est celui qui ne travaille pas du tout et qui est en quête d’en trouver un. Les états quant à eux émettent leurs propres méthodes de calcul et de décompte. Selon certains travailler – de 8 heures par mois, ne perme n'anihile pas une inscription sur les listes des demandeurs d’emplois. Le phénomène est d’autant plus important que les variations saisonnières du taux de chômage sème des troubles dans le décompte des chômeurs. Le travail à temps partiel est entrée dans les meurs, son évolution spectaculaire nécessitera très certainement une révisions des droits du travail quant bien même que le travail à temps plein reste le type d’emploi de droit commun.

Comme l'on a pu l'observer, la mesure du chômage dépend du choix, des critères de décompte.
Pour les économistes, ce qui compte vraiment, c'est le sous-emploi. Il s'agit de savoir la force de travail disponible en âge de travailler là aussi, c'est une affaire de conven­tion sociale.
De ce point de vue, le chômage n'est pas une mesure pertinente du sous-emploi. Phénomène du halo autour du chômage permet de mieux prendre en compte la mesure du sous-emploi en réintégrant les travailleurs, à temps partiel contraints, populations dispensées de rechercher un emploi (préretraités par exemple), les travailleurs découragés, les stagiaires de la formation professionnelle, les tra­vailleurs des travaux atypiques, etc.
3) Les causes du chômage aborde les causes principales du phénomène du chômage, afin de montrer la diversité des causes et de les discuter pour y trouver des solutions.

Les causes liées à l’évolution de la croissance

La loi d’Okun fait apparaître une corrélation positive entre la croissance et le taux de chômage. Ainsi, lorsque la croissance est forte, le taux de chômage diminue Mais dès que la croissance est moins vigoureuse, les résultats sont moins bons et le chômage remonte. La relation n'est pas mécanique. Des taux de croissance très proches abouti­ssent il à des résultats sur le front du chômage assez éloignés. La variable intermédiaire entre la croissance et le taux de chômage est la variation de l'emploi. La question peut se poser en ces termes: la croissance crée-t-elle suf­fisamment d'emplois pour faire baisser le nombre de chômeurs? Faire en sorte que, pour un taux de croissance donné, soit créé davantage d’em­ploi, consiste à «enrichir la croissance en emplois ». Cela suppose un ralentissement des gains de productivité. En effet, on a l'égalité suivante: Taux de croissance de l'emploi = Taux de croissance de la production - Gains de productivité du travail.
Ainsi donc le niveau de l'emploi est lié aux gains de productivité donc lié au progrès technique
Le progrès technique peut être perçu comme étant l’ensemble des phénomènes techniques qui conduisent à augmenter la production sans que varie la quantité de facteurs de production.
A court terme, les innovations, en matière de procédé de production par exemple le progrès technique est à l'origine de créations d'emplois.
A plus long terme, les économistes, à la suite d'Alfred Sauvy, mettant en avant trois sources de créations d'emplois du fait du progrès technique.
La fabrication de machines et d'équipements nouveaux en remplacement des anciens. Cette fabrication est créatrice d'emplois, mais en nombre inférieur aux emplois qu'elle détruit (les nouvelles techniques sont plus économes en facteurs de production que celles qu'elles remplacent).
Le progrès technique se traduit aussi par une baisse des coûts de production qui s'imputent assez largement dans les prix de vente. La demande croit et il y a création d'emplois supplémentaires dans la branche concernée par le progrès technique.
Enfin, les gains de productivité permettent d'élever le niveau de vie. Ainsi, des nou­veaux besoins peuvent être satisfaits. Cet effet, dit de déversement, est fortement créateur d'emplois.
Au total, la responsabilité du progrès technique dans le chômage est réalisée dans la durée. Il reste que les ajustements peuvent prendre du temps d'autant plus que la main-d'œuvre disponible ne correspond pas nécessairement à la reprise des emplois.

4) Quelles sont les conséquences des conventions collectives pour un salaires minimum sur l'emploi

Les effets de la hausse du coût du travail pour l'emploi des travailleurs les moins qualifiés.
Au niveau microéconomique une hausse du coût du travail peut inciter les entreprises à opter pour des techniques de production plus capitalistique. Il en résulte une substitution capital/travail qui accélère les gains de productivité et appauvrit, par conséquent, la croissance en emplois comme nous le prouve l’équation susmentionnée.
toutefois, cet effet de substitution est plus ou moins fort selon le type de main œuvre. Le travail qualifié est complémentaire du facteur capital. Autrement dit, Le risque que le prix du travail qui s'accroît et son impact à court terme sur l'emploi est limité. En revanche le facteur capital est substituable au travail, dès lors que le coût de cette catégorie de main d'œuvre augmente sur le long terme, les employeurs sont incités à lui substituer des équipements.
Par ailleurs, l'augmentation du coût du travail des travailleurs les moins qualifiés incite les employeurs à préférer des travailleurs plus qualifiés, réputés avoir une productivité plus élevée.

Au niveau macroéconomique, la hausse du coût du travail a un certain nombre effet. D'abord, la hausse du coût du tra­vail peu qualifié risque de se reporter sur les prix de vente ; or une demande plus faible réduit la demande de travail peu qualifié; ensuite; dans une économie ouverte, une telle hausse du coût du travail peu qualifié et par là des biens et services contenant une part relativement élevée de ce type de facteur conduit à une perte de compétitivité-prix des producteurs nationaux.
4) Les solutions et les politiques applicables

On oppose généralement deux types de choix face à la pénurie d’emploi, le model américain et le model européen.
Dans le premier modèle, le plein emploi est assuré, mais en contrepartie d'une plus grande flexibilité du marché du travail. C'est ainsi que le rythme des destructions et des créations d'emplois est beaucoup plus rapide aux États-unis qu’ en Europe par exemple. La flexibilité des salaires est ainsi plus forte, si bien que les emplois réels sont souvent des emplois faiblement rémunérés (apparition des woorking poor). Dans le second modèle, la préférence est accordée à une plus grande cohésion sociale (moins d'inégalités de revenus), mais au bout du compte le chômage touche un plus grand nombre de personnes et surtout plus longtemps. A terme, ces chômeurs de longue durée rejoindront les rangs des «nouveaux pauvres ».

5) La réglementation du marché du travail et son impact sur l'emploi
Le Marché du travail nous l’avons émis c’est le lieu de rencontre de l'offre de travail émanant de la main d’œuvre et de la demande de travail provenant des entreprises sur lequel se fixent la quantité de travail employé et le niveau de salaire.
L’auteur libéral américain Becker met donc l'accent, d'une part, sur ce qui entrave la demande de travail (coût du travail trop élevé), l'offre de travail (indemnisation du chômage qui selon la théorie de la recherche d'emploi conduisent les chômeurs à retarder d'autant plus leur sortie du chômage que ces allocations sont «généreuses»), d'autre part, sur les rigidités du marché du travail qui entravent l'ajustement par les prix. Celles-ci peuvent être exogènes au marché du travail (réglementation étatique des licenciements, actions syndicales) ou endogène au marché du travail qui est segmenté(Dualisme du marché du travail). Les entrepreneurs hésitent à mettre en concurrence les «insiders» avec les «outsiders». Les derniers sont certes moins coûteux que les premiers, mais le changement des uns par les autres fait peser sur l'entreprise des coûts de transaction que les insiders ont tout intérêt à accroître pour se rendre irremplaçables).
La lutte contre le chômage
Les conséquences du sous emploi à des coûts économiques issus des indemnisation des chômeurs et des coûts sociaux du fait du risque de tension sociale. Au niveau de l’individu il apparaît des risques de perte de revenu et un risque de dépression, sentiment d’inutilité

La typologie des chômages car les causes sont nombreuses d’ou les difficultés pour les états à l’enrayer. Mais peut on rendre le chômage nul ? Les économistes et statisticiens y répondre par la négative. Le plein emplois ne correspond pas à un taux de chômage nulle, mais à un taux de chômage en dessous de 3% de la population active.

le chômage frictionnel: ce chômage vient du fait que le marché est imparfait, c'est à dire que l'nformation n'est pas disponible immédiatement et qu'elle a un coût. Dès lors, ce chômage s'explique par la recherche d'informations qu'il est nécessaire d'accomplir pour trouver à s'embaucher. Ce chômage existe, même lorsque l’économie est en situation d’employer tous les chômeurs. Ce chômage frictionnel est dit incompressible. Cela soutint que le plein emploi ne correspond pas à un taux de chômage nul.

Le chômage structurel: Ce terme est utile pour comprendre qu’une partie du chômage n'est pas liée à une fluctuation conjoncturelle de l'économie. Les causes sont complexes à établir, tout autant que son niveau. Ce type de chômage a été analysé par Milton Friedman en le désignant comme le taux de chômage réel en dessous duquel il est impossible de descendre sans engendrer une reprise de l'inflation. Ce chômage d'équilibre inclut le chômage frictionnel.

Le chômage conjoncturel: ce chômage est «keynésien» autrement dit, Il proviendrait d'une insuffisance de demande. Dans ce cas, une reprise de la croissance permet de rendre compte d'une baisse du chômage
La politique d’emplois

La politique de l'emploi rassemblement l'ensemble des actions des gouvernements ayant un impact direct sur les créations d'emplois et le nombre d'actifs. ,Depuis la crise de nombreuses mesures en faveur de l'emploi ont été prises. Au total on constate un empilement des dispositifs n'ayant pas nécessairement une grande cohérence entre eux. Toutefois, il est possible de distinguer un infléchissement assez net depuis quelques années.

La théorie libérale d’une baisse du coût du travail pou palier au chômage

Coût du travail comprenant le salaire total y compris l'ensemble des charges sociales.
Le niveau du coût du travail en Europe est l'objet d'une argumentation concernant sa responsabilité dans les problèmes actuels de l'emploi. Le coût du travail trop élevé aurait un impact négatif sur la demande de travail.

La première critique à cette théorie est : d'une part, la sensibilité ou élasticité de l'emploi à une valorisation du prix du travail n'est pas prouvée de façon définitive; d'autre part, la baisse du coût salarial n'inspire pas confiance aux employeurs (application de la théorie du salaire d'efficience de stilgliz qui montre le lien entre niveau de salaire et produc­tivité. Pourquoi embaucheraient-ils quelqu'un dont le seul argument pour son embauche est le faible niveau de salaire alors que cette proposition indique aussi le faible niveau de production présent et futur du salarié?

La deuxième critique» : les pays de l’OCDE n’ont aucun intérêt à s'orienter vers une logique de compétitivité prix qui entraînera une part de sa main-d'œuvre dans des « îlots» protégés de plus en plus à l'écart du reste de la main-d'œuvre.

D'un point de vue macroéconomique, les effets sur la consommation, et les comportements d'activité d'une baisse du coût du travail doivent être mesuré . Par exemple, on sait maintenant que les bons résultats de la Grande-Bretagne en terme de taux de chômage s'expliquent pour une bonne part par le fait qu'une par­tie des actifs s'est retirée du marché du travail.

La politique quantitativiste visant à réduire le temps du travail pour créer des emplois choix essentiellement de l'Allemagne et de la France
La réduction du temps de travail afin de créer des emplois supplémentaires. Cette politique souvent cité de la réduction du temps de travail ou de partage du travail est certes mathématiquement et théoriquement viable. En effet, un passage de 42 heures à 40 heures libère deux heures par semaines soit 8 heures par mois qui peuvent être occupée par des demandeurs d’emplois. Ainsi plus la baisse du temps est conséquente plus le nombre d’heures inoccupées dans les entreprises est important pour réduire le chômage.

Les bien fondées de cette réduction tient aussi au fait que le temps permis devrait être convertis par une plus grande consommation de loisir, toutefois faut t’il encore que les personne puissent accéder à ces nouveaux services, ce qui est loin d’être le cas du fait de la baisse de la rémunération. Des parades ont été tentées en augmentant le taux horaire du travail mais à terme, cela est nuisible aux entreprises qui doivent supporter le coût d’une telle politique.

LA JUSTIFICATION DU CONTROE DES PRIX PAR LES BANQUES (INFLATION ET CHANGE)

Il s’agit de comprendre ce qu’est l’inflation, comment elle se mesure et pourquoi tous les états azimut par le biais de leur banque nationale tentent d’atténuer leurs évolutions de façon plutôt drastique au risque de réduire la croissance.
1) C'est quoi l'inflation

L’inflation étant la hausse générale et continue ou auto entretenue du niveau des prix NGP. Cette définition rompt avec l’observation haussière de quelques prix ou encore une augmentation du prix de certaines activités. L’inflation étant le fait de l’inertie des transactions elle est nécessaire donc quasi impossible à enrayer. Son évaluation s’opère en rapportant le produit des prix de l’année considérée et quantité de l’année de référence au prix et quantité de l’année d’observation. Ainsi un panier de biens en en N ayant comme valeur de 100 pour une quantité de 25 s’est apprécié pour atteindre la valeur de 150 pour les mêmes quantités de 25 en N+3, la valeur incorporée dans son prix est alors de 50% soit l’équation suivante (150*25/100*25)*100-100. Cette valeur constitue le NGP ou taux d’inflation.
2) Pourquoi faut il luter contre l'inflation

Le Pib réel étant généralement inférieur au Pib nominal qui incorpore l’inflation, le rapport entre les deux Pib permet de déduire le prix indice du Pib que l’on nomme « déflateur de PIB ». L’inflation comme nous le verrons à travers les politiques macroéconomiques est un facteur endogène à l’économie du fait des transactions. Son contrôle est une nécessité. En effet un peu d’inflation permet de relancer l’investissement dans la mesure où il rend le remboursement des emprunts contractés par l’entreprise moins coûteux; la masse monétaire en circulation étant plus élevé donc des taux d’intérêt plus bas. L’usage de effet de levier du fait de l’inflation est alors préconisable pour ces entreprises. Toutefois l’inflation laissée a elle même est nuisible comme nous venons d’en parler en observant le Pib et la croissance. Elle est nuisible à long terme à l’épargne de spéculation d’ou une préférence des agents pour la liquidité. La maîtrise de l’inflation apparaît donc nécessaire pour espérer atteindre l’économie de plein emploi dont le taux de chômage est le déterminant principal. Les effets recherchés des luttes contre l’inflation passe par une politique de désinflation essentiellement basée sur une hausse des taux d'intérêts et par une maîtrise des salaires.
La politique de désinflation compétitive trouve son utilité dans la croissance des échanges par une action sur le change. Les effets recherchés d’une dépréciation et dévaluation.

Des effets prix et quantité

On conviendra d’appeler taux de change d’équilibre, la valeur du taux de change assurant l’équilibre de la balance des paiements.
Si ce taux d’échange d’équilibre connaît des fluctuations à la hausse l’on se trouvera en situation de réévaluation dans le cas contraire l’on se trouve en situation de dévaluation. Ces politiques sont le fait du fait d’une décision des autorités dans le cadre d’un régime de change ajustable.
Si cela est le fruit du jeu plus ou moins libre du marché il s’ensuit le phénomène de la dépréciation ou de l’appréciation monétaire.

La loi des parités des pouvoirs achat qui compare le pouvoir d’acquisition en biens et services que permet une unité monétaire par rapport à une autre monnaie établie une relation simple entre le taux d’inflation nationale PN, le taux d’inflation étranger PE et le taux de variation du taux de change E. Ainsi PN=E+PE. Le taux d’inflation national apparaît comme étant la somme de l’inflation étrangère et du taux de variation de change. Si en change fixe les taux d’inflation ne peuvent fluctuer durablement, cela n’est pas le cas en change flexible ou ajustable. De cette relation observée, si le taux d’inflation national est supérieur au taux d’inflation étranger alors il est recommandé la dépréciation monétaire pour rétablir l’équilibre comptable PN=E+PE. En effet le taux de change doit s’apprécier pour rétablir cet équilibre et rétablir la compétitivité prix des entreprises.
Ainsi en change fixe les politiques de dévaluations compétitives des années permettent de compenser le différentiel d’inflation afin de réduire l’importation de l’inflation étrangère. En change flexible, le libre jeu de la concurrence ajuste le différentiel d’inflation par une dépréciation ou une appréciation monétaire. Le taux de change réel (Tr) étant la le produit du taux de change nominal (N) et le rapport entre niveau des prix dans le reste du monde (PE) et celui de la nation (PN). Ainsi Tr= N*(PE/PN)
De cette relation, il est immédiatement vérifié que si le taux de change nominal varie continûment d’un montant égal au différentiel d’inflation, le taux de change réel reste stable.

Les effets voulus d’une politique de dévaluation sont de plusieurs natures.
Les canaux de transmission des effets sur le change sont :
Elle accroît le prix en Kf des produits importés sur le territoire. Ainsi un taux de change initial dollars Kf de 7 KF , un prix mondial des exportation de 10 dollars, alors le prix en franc est de 7*10 soit 70 KF. Supposant que la demande de matière ou importation ait été de 100 produits le total en monnaie nationale est de 90*100soit 9000 Kf. Les pouvoirs publics voyant la cherté des produits à l’export décident de mettre en place une politique de dévaluation compétitive. Ainsi la dévaluation ramène le Kf à 10 le dollar pour une cotation à l’incertain. Cette dévaluation ou baisse de la parité monétaire pour des quantités d’importations inchangées et fait passer le coût des importations à 10 *100 soit 1000KF. Il est très simple d’apercevoir à travers ce simple exemple qu’une politique de dévaluation dynamise les exportations mais renchérie le coût des importations. Cette politique à double tranchant nécessite que soit observée la dépendance de l’état vis à vis de l’externe, le taux de pénétration des produits sur le marché mondial et la spécificité des actifs proposés sur ce même marché.

La loi des élasticités critiques pour valorise la dépréciation compétitive.

La dévaluation atteint ses effets escomptés que s’il y a une forte élasticité de la demande des biens nationaux par l’étranger (dynamique des exportations) et une forte élasticité des biens importés par rapport aux changes. La forte corrélation entre taux de change et les importations et exportations détermine la réussite ou l’échec des politiques de dévaluations compétitives.
Les statistiques économiques énoncent que si l’élasticité exportation/prix rapportée aux élasticités importations prix est supérieure à l’unité, il s’en suit une efficacité des politiques de dévaluation. Le seui des élasticités critiques serait alors l’unité.
La prise en compte de la structure des échanges dans le calcul des élasticités permet de mieux gérer l’effet des dévaluations. En effet les pays fortement dépendant de l’extérieur en produits énergétiques ou en bien de consommations subissent une élasticité prix des importations négatives alors que les biens exportés subissent quant à eux des difficultés d’écoulement du fait de la contraction du marché mondial sur les secteurs des biens de consommation souvent incorporant peu de valeur technologique

La courbe en J permet de formaliser schématiquement ces observations. Explication :

Au temps T0, le solde équilibré de la balance commerciale dans une grande mesure celui du solde extérieur, enregistre un déficit du fait des importations irréductibles en T1. Cette phase de déficit va peut à peut s’amenuiser du fait des exportations de produits commençant et du fait de la meilleur gestion du coûts des produits importés pour ramener l’équilibre du solde en T2. Si les exportations poursuivent leurs croissances, les gains de productivité réalisés permettent une compétitivité prix d’ou un chiffre d’affaires en augmentation. Cette hausse de revenu accroît la production et à terme l’emploi. La courbe en j est d’autant plus prononcé de T0 à T1 que le solde extérieur en T0 était fortement déficitaire. Quant à l’atteinte des élasticités critiques exportation sur importation de 1, elle est fonction de la dépendance du pays sur l’actif importé d’une part ,et de la compétitivité ou force de pénétration du produit national sur le marché mondiale d’autre part.

La relation étant ainsi établie : le solde externe est la différence entre la quantité des exportations valorisées au prix du change et les quantités des importations valorisées au même prix de changes. ( S= Px de X –Px de M) ou S représente le solde ; Px le prix ou cours de change ; M les importations. Tout comme la politique de désinflation compétitive, la politique de dévaluation met en jeu un effet prix et un effet volume sur les biens et les services importés et vendus.
La relation avec l’emploi

Quant à sa capacité de soutient de l’emploi, les politiques de dévaluations et de dépréciation sont confrontées à la dualité de la typologie du chômage aujourd’hui. Conformément aux thèses et analyses d’Edmond Malinvaud sur la coexistence du chômage classique et keynésien dans nos sociétés contemporaines, le soutient de la consommation et de la demande induite une hausse de l’inflation dont la non maîtrise anihile les gains de croissance. De l’autre toute politique libérale de désindexation salariale ne permet pas de résoudre le chômage keynésien. La solution proposée pourrait prendre la forme d’une coordination des politiques budgétaires de soutient à l’emploi et d’une politique monétaire de contrôle des prix par une politique de change visant à asseoir des taux d’intérêts réels bas afin de rentabiliser les investissements productifs et soutenir non seulement le chômage keynésien et le chômage classique dont la principale cause étant la faiblesse des profits des entrepreneurs.
Conclusion générale. l'economie ou science humaine par excellence vise à déterminer les conditions optimales pour l'exercice des activités rélisées par les différents agents. La production de besoins utiles à la vie de l'être humain dont il faut quantifier grâce à la monnaie et réguler afin d'éviter l'indivis. Le carré magique de Caldor nous donne le cadre réglementaire dans lesquels les états doivent intervenir afin de réguler au mieux ces activités humaines. ( la croissance, le prix , le change et le travail). Si toutes les théories s'accordent à dire que l'économie ne peut aujourd'hui s'autoréguler et que les instences de la gestion étatique doivent intervenir, c'est sur le seuil et les modalités de cette intervention que se pose les problèmes ,et que ni les économistes ni les politiciens n'ont pu résoudre. L'economie est alors dès lors remise dans son essence keynésien de sciences humaines d'ou les difficultés qui en résultent à resoudre ce carré magique.
B. Johnson Asseu






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